Bienvenue Père Jean-Luc !

La paroisse Saint-Paul au cœur de la Nièvre accueille cette année le Père Jean-Luc OBIDIABA. Né en 1994 au TOGO, il est le fils d’un agriculteur et d’une commerçante. Aîné de quatre enfants, il a suivi sa scolarité dans la région de Palimé jusqu’à l’obtention du baccalauréat, et c’est là qu’il a reçu les premiers sacrements de l’initiation chrétienne.

Interrogé sur sa vocation, le Père Jean-Luc explique qu’il a toujours eu le désir intime de devenir prêtre, une vocation « depuis le berceau » comme il le dit lui-même. S’étant ouvert de sa vocation à sa maman, elle lui conseillera, suivant l’avis de quelques prêtres de sa connaissance, de poursuivre ses études à Palimé pour intégrer ensuite le grand séminaire et se former « étapes par étapes ».

Le Père Jean-Luc nous a confié sa surprise d’avoir été choisi par son évêque après seulement trois ans de sacerdoce pour venir en France, un appel qu’il dit « inattendu et brusque », expliquant qu’il n’avait jamais pensé être appelé en France, estimant qu’il lui fallait d’abord une expérience pastorale solide avant d’affronter des réalités différentes de ce qui se vit au Togo.     
Lui qui était investi dans la pastorale de sa paroisse, notamment au sein de radio Maria, sur les ondes de laquelle il proposait une émission interactive sous forme de jeu à questions à choix multiples pour former les auditeurs, pensait peut-être quitter un jour le Togo, mais plutôt pour venir se former dans la communication ou le journalisme afin de développer son talent au service de sa mission sur les ondes.

Pour l’heure, il a répondu à l’appel du Seigneur avec confiance et souhaite assurer au mieux la mission de prêtre Fidei Donum qui lui est confiée au sein de la paroisse Saint Paul au cœur de la Nièvre.

Le Père Jean-Luc a souhaité exprimer sa gratitude relativement à l’accueil qu’il a reçu au sein de la paroisse, d’abord par le curé, le Père Geoffroy Reveneau qui l’a accueilli avec enthousiasme et a su l’orienter vers des paroissiens ressources qui veillent à lui fournir ce dont il a besoin et lui permettent ainsi de se sentir à l’aise dans la Nièvre. Père Jean-Luc voit dans leur accueil chaleureux et fraternel la manifestation de leur foi.

Interrogé sur les différences qu’il peut constater entre la France et le Togo sur le plan ecclésial, Père Jean-Luc explique qu’au Togo il y a une nuance liée au temps, là-bas « on prend tout son temps en présence de Dieu, pour exprimer les gestes, les paroles, les chants… », alors qu’en France les célébrations sont plus conditionnées par le temps. Père Jean-Luc essaie donc de s’adapter au rythme de nos célébrations.     
Il explique aussi avoir remarqué la diversité des profils de croyants en France, avec des personnes qui expriment beaucoup leur foi, d’autres plus discrètes, avec chacun sa manière de croire et de se joindre aux célébrations, chacun son aisance à manifester sa foi ou au contraire à verbaliser sa non croyance. En ceci, il voit une différence avec l’Afrique où ce qu’il nomme comme « le sens de la religion » est plus présent, et où peu refusent de croire, ayant tous la conviction qu’il existe une force supérieure qui régit l’univers. Le Père Jean-Luc accueil ces différences avec curiosité et beaucoup de bienveillance, impatient qu’il est d’en découvrir davantage sur les nivernais.

Le Père Jean-Luc nous confie s’être interrogé avant son arrivée : « Qu’ai-je à dire aux français qui connaissent déjà tout de la foi ? Que puis-je leur apporter de plus ? Puis-je vraiment faire avancer la foi de l’Église de France ? »

Il explique que c’est « à genoux devant le Saint Sacrement » qu’il a cherché avec fidélité la réponse à ces craintes, demandant : « Seigneur, qu’attends-tu de moi pour cette terre chrétienne avec son histoire, ses fragilités et ses forces ? ». De ces moments passés en présence du Seigneur, une intuition lui est venue qui se résume en trois mots : « JOIE, PAIX, UNITE », une belle promesse pour un ministère que nous lui souhaitons riche et épanouissant !